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2026-05-11 18:33:45 +02:00

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Title: Travail et emploi : réflexion sur un article du Monde Date: 2026-05-11 00:00 Category: Idées

Un article dans Lemonde sur la dissonance cognitive des jeunes avec leur premier emploi. Je les comprends. Des commentaires que je reformule : « ces jeunes ne mesurent pas la chance quils ont » « Quils aillent bosser en afrique ». Dautre plus positif/neutre : « ils pourront changer les chose de lintérieur quand ils auront des responsabilités, patience ».

I Définition

Tout d'abord, je pense qu'il faut redéfinir le travail, ou l'emploi. Ça semble être des synonymes, mais l'est vraiment ?

Dans travail, il y a la notion de souffrance, de peine, de labeur, mais aussi de création « le fruit de son travail ».

Le CNRTL dans l'étymologie du travail:

« 1362-63 désigne le résultat de l'activité accomplie »

Dans emploi, il y a la notion d'activité quotidienne, de société, de subordination « un·e employé·e ». Le premier, travail, fait écho au besoin ou à l'envie de produire des choses. Le second, emploi, fait plutôt écho au besoin d'occuper sa journée. Les deux sont complémentaires. On occupe notre journée (emploi), car l'ennui long n'est pas bon pour le moral, et normalement on produit des choses, dont on est fier, pour soi-même ou autrui (travail).

Et l'argent dans tout ça ? La rémunération vient à la base en échange du fruit de notre travail. En réalité dans notre société, le fruit de notre travail est abstrait, on est plutôt rémunéré en échange de notre emploi, chaque mois la même somme, qui n'est pas liée directement à la valeur produite par notre travail. Dans cet article, justement, on parle d'emploi. Les « jeunes » ont un emploi, mais ne se retrouvent pas dans leur travail.

II Reflexion

Je me suis souvent posé la question du but de la vie. L'une de mes réflexions étant que je devais viser une existence qui faisait plus de positif que de négatif dans le monde. Sinon autant ne pas exister.

Je me suis aussi dit qu'il fallait profiter du moment présent, et combler mes propres besoins et envies puisque de toute évidence j'existe. J'y suis coincé/contraint. Tout en essayant de garder comme limite le point du dessus. Je parle de besoin et envies, je pense que ce n'est pas binaire, mais un spectre. Autant certaines choses futiles peuvent être facilement catégorisées dans envie (s'asseoir dans un canapé moelleux plutôt que sur une chaise), d'autres sont entre les deux (manger du sucre, voir le soleil, bien manger), enfin il y a des besoins ; Des besoins que je ne respecte pas (faire du sport), des besoins qui sont automatiques (aller aux toilettes), des besoins dont j'ai conscience (se laver, être propre).

On pourrait aussi dire qu'une chose n'est pas un besoin si en l'ignorant il ne nous arrive rien de négatif. Ex : avoir des rapports sexuels. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une définition ni suffisante ni exhaustive.

III Conclusion

Dans la 1ere partie, on a vu que emploi et travail sont les facettes d'une même pièce étroitement liées, mais répondant à deux besoins (ou envies) un peu différents.

L'emploi répond au besoin de tenir dans le présent et en profiter quand on peut, le travail au besoin de marquer positivement le monde.

Dans la 2nd partie, on voit aussi que besoin et envie sont assez flous dans leur délimitation. Ces jeunes ont le choix entre sacrifier leur besoin (ou envie) de stabilité, d'emploi pour répondre à un besoin (ou envie) de travail, de fruit de leur labeur positif. Ces « jeunes » ressentent qu'à court terme leur besoin comblé d'emploi, ne compense pas l'effet négatif de leur travail. Dissonance intérieure. Ce n'est pas un caprice, c'est humain. Et effectivement les deux sont nécessaires, dans une situation de précarité, le besoin d'emploi prendra le dessus sur le besoin de travail. Mais nous devons refuser de nous y résigner, l'emploi et le travail doivent s'harmoniser. Tout comme nos envies ne sont juste qu'une autre facette de nos besoins.

Je n'ai pas de solution. Mes différentes conclusions ne mènent nulle part. Notre société est à réécrire.

On na pas évoqué loisiveté, la paresse, la culture et pourtant…